Cette Histoire de Taxi sera peut-être un jour étudiée dans les grandes universités de commerce du Québec et d’ailleurs.

Voici pourquoi l’investissement d’Alexandre Taillefer lui rapportera gros, très gros!

« Dans la vie, il y a ceux qui regardent passer la parade et ceux qui la créent. »

David contre Goliath

La problématique était de taille: une flotte de taxi submergée par la marée noire d’UBER. Une industrie à l’agonie et des chauffeurs de taxi qui peinent à sortir la tête de l’eau.

De l’autre côté du spectre, la population unifiée au nom du gros bon sens:

« Pourquoi diable payer trop cher pour un lift en taxi, quand UBER peut nous transporter au TIERS du prix? »

Puis, Alexandre descendit de la colline des Dragons et prit la parole au nom du bien public! Il attisa les foules en brandissant le flambeau de la juste part.

« Uber ne paie pas d’impôt! Il nous vole! »

L’évasion fiscale fut sur toutes les lèvres. On passa en revue toutes les industries. Alexandre a raison!

En quelques semaines, il réussit à rallier la population et le Gouvernement derrière son projet: Téo Taxi.

Grâce à son projet de voitures électriques, le consommateur va payer moins cher, l’entreprise va payer sa juste part d’impôt. Moins de bruit, aucune pollution et tout cela dans le respect des permis de taxi. Si Jésus avait un second prénom, il se nommerait Alexandre.

La légende

On raconte qu’Alexandre, un homme d’affaires de gauche, a réussi à faire agenouiller le Géant Uber, et d’un dernier coup de glaive…, il lui a tranché l’artère pour le forcer à fuir hors de ses terres.

Coup de théâtre

Peu de temps après, Alexandre rachète d’un coup deux des plus grandes bannières de taxi de l’Est de Montréal. En moins d’un an, il a pris le contrôle de 40% de l’industrie du taxi sur l’île de Montréal.

Les choses s’accélèrent

On se rend vite compte que toutes les actions d’Alexandre s’enchaînent admirablement bien et sont le fruit d’un plan. Une vision claire et concise.

Le Robin des bois du prolétaire

Au même moment où il a pratiquement créé un monopole dans la Taxisphère Montréalaise… Alex sort publiquement pour défendre avec vigueur l’augmentation du salaire minimum de 10,75 à 15$ de l’heure.

« 10,75$, ça vous donne un salaire annuel de l’ordre d’à peu près de 21 500$. Le seuil de pauvreté a été établi au Canada, à partir du 1er mai, à 23 800$. Ce qu’on envoie comme message à notre société, c’est qu’on permet à des gens de travailler 40 heures par semaine et de vivre sous le seuil de la pauvreté. Et ça, pour moi, c’est inacceptable», s’est exclamé M. Taillefer. » 

Fin stratège, il polarise l’attention médiatique vers le salaire minimum à 15$. Ainsi, son nouveau quasi-monopole passe sous silence. Le fruit du hasard? Alexandre ne laisse jamais rien au hasard.

Coup de maître

Faire passer les chauffeurs de taxi d’entrepreneurs propriétaires à de simples salariés.

« Taxelco s’engage à payer un salaire supérieur et garanti aux chauffeurs de Téo, à leur offrir de la formation continue et à mener des efforts particuliers pour encourager des femmes à se joindre à l’équipe. »

On ne peut pas congédier un entrepreneur, mais on peut aisément couper les heures d’un salarié.

Coup de génie

La technologie évolue vite, avez-vous déjà entendu parler des voitures sans chauffeurs? Une fois devenu propriétaires des taxis, des permis et de tout le tralala Taxelco continuera à migrer vers de nouvelles technologies.

Vive les véhicules sans chauffeur!

Nul ne peut arrêter le progrès. Et la voiture sans chauffeur arrivera un jour plus vite que tard. Ainsi, la main-d’oeuvre disparaîtra des taxis pour laisser la voie libre au profit!

Pendant ce temps de l’autre côté de l’Atlantique

Un assureur allemand, Allianz, vient de réduire la prime d’assurance de 25% de ses clients qui ont un véhicule possédant certaines fonctions de conduite autonome.

Source: LesAffaires

Le constat est clair. Les voitures sans chauffeur c’est l’avenir! Davantage sécuritaire, pour payer moins cher et gagner du temps tout le monde va emboiter le pas.

Si on ajoute à ça le vieillissement de la population… 1+1 = 2

Selon un rapport de Business Insider. Il y aura 10 millions de véhicules avec un pilote automatique sur les routes d’ici 2020.

 

Reprenons du début

En voulant préserver les emplois des chauffeurs de taxi, la société a fait des choix. Parmi ces choix, un homme a eu la vision de racheter avec l’argent des autres tout un pan d’une industrie qui paraissait moribonde.

Profitant de son aura médiatique Alexandre partit à la défense du bien public en prônant le concept de juste part. Il se positionne du côté des travailleurs. Il lutte pour les travailleurs à faibles revenus. Il redonne du lustre à l’industrie du taxi. Il électrifie la flotte de taxi. Il attend patiemment que société prenne le virage des voitures sans conducteurs. Il réorganise sa flotte de taxi, mais cette fois-ci sans chauffeur. Un jour il coupera des emplois à 15$ de l’heure. Mais au fond… ce ne sont que des emplois au salaire minimum… Non?

Personne ne pourra le critiquer, car on se souviendra de sa grande lutte épique pour le droit de tous les travailleurs du Québec. Genius!

Depuis ce temps, Uber est revenu, mais une poursuite en action collective vient d’être autorisée contre Uber  au Québec. À suivre!

Conclusion

On ne peut pas empêcher le progrès et ça, Alexandre l’a compris. Avec ce coup fumant, Alexandre est passé d’homme d’affaires prospère à véritable visionnaire! Si Jésus avait un second prénom, il se nommerait Alexandre…

Un mot: Chapeau!

 

SINGAPOUR | Les premiers taxis sans chauffeur ont commencé à circuler jeudi à Singapour lors d’un essai à portée limitée, une première mondiale dans la course à l’offre de véhicules autonomes via une technologie révolutionnaire.

Breaking News Des taxis autonomes signés Uber à Pittsburgh avant la fin du mois!

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